l'histoire du kung fu

l'histoire du kung fu
L'histoire du kung-fu
Sport traditionnel, le kung fu fait partie de l'héritage culturel du peuple chinois.

Les origines du kung fu remontent à l'âge préhistorique où nos ancêtres se servaient d'instruments de pierre et de gourdins pour chasser. Or, ils exerçaient cette activité non seulement pour assurer leur survie, mais aussi pour se défendre contre les fauves et les serpents venimeux.

Dans les conflits tribaux, leurs outils de production devenaient des armes.

L'expérience leur avait d'ailleurs appris que dans les batailles, pour écraser leurs ennemis, ils ne devaient pas se contenter d'avoir de bonnes armes, ils devaient aussi se maintenir en pleine forme et maîtriser l'art de la guerre.

Ainsi, ils prirent conscience qu'il leur fallait passer par un entrainement intensif en temps de paix.

Sous la dynastie des Zhou (11ème siècle-256 av. J-C), une sorte de lutte nommée jiaoli était inscrite comme sport militaire, au même titre que le tir à l'arc et la course de chars.

Pendant la période des Etats Combattants (403-221 av J-C), il y eut de nombreuses stratégies qui soulignèrent l'importance du kung fu pour l'édification des armées puissantes. Dans le Sunzi, le plus ancien livre sûr l'art de la guerre qui existe encore en chine, plusieurs chapitres traitent de l'art de s'entrainer à la lutte et au combat armé, pour être sur de vaincre en cas d'attaque ou de défense.

Parmi les maîtres de l'épée qui s'étaient distingués à l'époque, il y avait un assez grand nombre de femmes. L'une d'elles, qui s'appellait Yuenü, avait été invitée par l'empereur Goujian à exposer ses théories sur le maniement de l'épée, lesquelles furent hautement appréciées à l'époque.

Sous les dynasties des Qin (221-206 av J-C) et des Dan (206 av J-C, 220 ap J-C), des arts martiaux tels que le shoubo (lutte) et lejiaodi (où les adversaires luttaient avec des cornes de bêtes sur la tête) ont vu le jour.

De plus, il y avait dans les drames des danses à figures imposées où l'on se servait d'armes variées, telles que sabres et hallebardes, tout comme on le fait aujourd'hui on le fait dans la pratique du kung fu.



Sous la dynastie des Song (960-1279), de nombreux groupes pratiquant le kung fu firent leur apparition. Pendant cette période, beaucoup de combattants adroits exécutaient des tours de forces dans les rues : leur répertoire comprenait “l'épée contre le bouclier”, “la lance contre le bouclier” et d'autres combats armés.

D'après une chronique sur la vie de l'ancienne capitale Kaifeng, ces spectacles de la rue “attiraient une foule de gens tout au long de l'année et par tous les temps”.

Sous la dynastie des Ming (1368-1644), le kung fu connut une prospérité sans égale. Qi Jguang, un général bien connu, rédigea un ouvrage qui décrivait 16 styles différents d'exercices à mains nues et 40 autres exercices à la lance et au bourdin, chaque exercice étant expliqué en détail et accompagné d'illustrations.

Il y développait aussi tout un système de théories et de méthodes d'entrainement, apportant ainsi une contribution immense à l'art du kung fu.

Sous la dynastie des Qing (1644-1911), malgré les ordres impériaux interdisant aux gens ordinaires de pratiquer le kung fu, des groupes et des sociétés secrètes surgirent l'un après l'autre pour propager l'art martial. C'est au cours de cette période que naquirent les écoles du taji, du pigua et des huit diagrammes.

Depuis la fondation de la République Populaire de Chine en 1949, tout a été fait pour encourager le kung fu. On a découvert d'anciennes méthodes, on en a crée de nouvelles.

Des compétitions et des démonstrations sont aujourd'hui organisées au niveau local, national et international. Le kung fu est inclus dans le programme d'éducation physique des écoles primaires et secondaires.

Des classes spéciales on été créées par les collèges d'éducation physique et écoles de sports pour amateurs, destinées à la formation d'athlètes de kung fu. Les centres d'entrainement créés dans les villes sont très fréquentés.

Le kung fu se distingue par sa richesse et sa variété. Il existe plusieurs dizaines d'écoles et des centaines de méthodes, chacune comprenant des mouvements offensifs et défensifs réglés - coups de pieds et de poings, accroupissements, sauts de côté, bonds et virevoltes.

La pratique régulière du kung fu est largement recommandée pour son efficacité à tous ceux qui désirent rester en bonne santé.

Le kung fu est un art de combat mais aussi de représentation. On le pratique dans les scènes de bataille de l'opéra chinois, dans les representations acrobatiques et de plus en plus dans le cinema notament à hollywood pour les sènes d'actions.

Beaucoup de mouvements du kung fu sont aujourd'hui incorporés dans la gymnastique et le ballet, donnant ainsi un goût très prononcé à l'art chorégraphique chinois.

Le kung fu se diffuse de plus en plus, jusqu'au delà des frontières de la Chine.
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# Posté le jeudi 28 août 2008 08:02

l'histoire du taekwondo

l'histoire du taekwondo
Le Taekwondo est de loin l'art martial le plus connu du pays du Matin
Calme. De nombreux historiens des arts martiaux doutent de l'existence
d'arts guerriers d'origine purement coréenne , dû au fait que la péninsule était
"coincée" entre deux voisins , le Japon et la Chine particulièrement actifs en matière
d'arts , d'idées et de commerces .Les influences ont été réciproques entre ces trois
pays et il est difficile de savoir "" qui a apporté quoi et surtout qui"
L'origine mythique des arts martiaux serait le temple de SHAOLIN ou une moine
bouddhiste Bodhidharma venant d'Inde , au v ème siècle aurait mis au point des
techniques martiales .Ces techniques auraient été développées pour que les moines
puissent survivre en cas de conflits armés et être en meilleure santé pour poursuivre
leurs méditations. Dés le départ les arts martiaux ont ce double aspect l'autodéfense
et la santé selon l'adage ""se défendre en tant de guerre et vivre plus vieux en temps
de paix.


La Corée a été sous domination tour à tour des dynasties chinoises et sous influence
japonaise Les arts martiaux coréens ont été profondément modifiés par ces influences.
Par ailleurs , les techniques propres à la Corée comme le coup de pied du Taekkyun
ont influencé les Wushu chinois (beaucoup de styles chinois du Nord utilise des coups
de pied haut, à l'inverse au Sud de la Chine , on travaille rarement au dessus de la
ceinture les coups de pied ) et les Bu do japonais. Que les arts martiaux que nous
pratiquons soient coréens ou une synthèse de techniques chinoises et japonaises , peu
nous importe en définitive ,Cependant quelques faits semblent être certains. Les
origines des arts guerriers semblent être anciennes. Sans remonter toutefois au héros
fondateur de la Corée Tangoon, des fouilles archéologiques ont permis de mettre en
évidence des fresques sur des tombes royales datant de l"époque des trois royaumes :
koguryo au nord (capitale Pyongyang), Paekje au sud-ouest (capitale Séoul puis
Kiongju) et Sylla au sud-est (capitale Kiongju).

Les noms des systèmes de combats sont nombreux Tangsoo, Soobak ou Taekkyun.
Le Taekkyun considéré par les coréens comme le "père" des autres Mudo (arts
martiaux coréens).Tout d'abord réservé aux castes militaires à l'époque où ma Corée
était divisée en plusieurs royaumes. Sa pratique s'est démocratisée à l'ensemble de la
population au fur et à mesure que la péninsule s'unifiait et se pacifiait.
La période coloniale.


Le japon veut affirmer sa suprématie en Asie depuis la fin du XIX ème , le début de
l'ère MEIJI en 1868 a amorcé l'expansion japonaise et la lutte contre ses deux rivaux
(la Russie et la Chine qui ont également des prétentions sur la péninsule de Corée.
La dynastie YI doit abandonner son autonomie et reconnaître l'annexion en
1910.L'occupation de la Corée va durer jusqu'a la libération par les armées américaines
en 1945. La colonisation japonaise va se marquer par une violente répression contre
les résistants coréens . Les japonais vont également multiplier les humiliations envers
le pays et ses habitants , obligation pour les coréens de parler en japonais dans les lieux publics ,à adopter des patronymes japonais .Tous les grands symboles de la nation coréenne furent endommagés , voire détruits. Les activités liées à la nation et aux traditions coréennes furent abolies, les arts martiaux n'échappèrent pas à la règle
le Taekkyun fut interdit et sa pratique disparut quasiment .Le Karaté fut introduit dans
la péninsule (Tang Soo , voie de la main de Chine , en référence à la dynastie chinoise
Tang) par l'armée d'occupation du Japon. Les jeunes coréens ayant vécu sous
l'occupation du Japonaise et de la guerre comme Choi Hong Hi (ce dernier qui a introduit à la libération de la Corée le taekwondo dans l'armée coréenne . a été formé au Shotokan à Tokyo sous la direction de Funakoshi. La plupart des maîtres de l'après
guerre ont été formés aux arts martiaux japonais (Judo,Karaté,et Kendo). Après la
guerre , ils ont souhaité promouvoir les anciennes formes de combat coréens , mais
l'influence nipponne va laisser une empreinte.

L' Après guerre (1945)

La Corée devenue libre après 1945 souhaite revaloriser da culture , occulté par
l'occupation japonaise Les arts martiaux refleurissent , diverses écoles réapparaissent
sous de nombreux noms ,styles ou écoles (Kwans).Les 4 Kwans les plus réputés sont:
-Chung Do Kwan fondé par Lee Won Kuk-Jido Kwan-Moo Duk Kwan fondé par Hwang Ki
-Sang Moo Kwan. Chaque école portant une attention particulière è telle ou telle
technique (coup de pied fouetté ou lourd , techniques de bras , poomsés...).Ces
principaux Kwans ont donné naissance à leur tour à d'autres écoles suivant
l'interprétation personnelle du fondateur du style. Mais peu à peu se fonde la certitude
pour tous les maîtres quelque soit leur style que pour populariser ces arts , l'unification
doit se faire autour d'une seule et unique discipline .Il ne restait alors plus
qu'à trouver un nom. Par référence au Taekkyun , le mot "Taekwondo"("La voie du
poing et du pied ") sera adopté par l'ensemble des maîtres et des experts pour
qualifier l'ensemble des styles de combat coréen dans les années 50. Suite à une démonstration devant le président Syngman RHEE , en pleine guerre de Corée , le Taekwondo est rendu obligatoire dans l'armée coréenne .C'est la 1er décision qui va donner au Taekwondo son élan mondial.

Le Taekwondo en quelque dates :
1953 - Le terme de Taekwondo apparaît pour la première fois.
1961 - Fondation de la KTA , l'association coréenne de Taekwondo.
1972 - Fondation du Kukkiwon et de la WTF.
1973 - Le 1er championnat du monde de Taekwondo à Séoul.
1975 - Le Taekwondo fait son entrée au GAISF ( général association of the
international
sport fédération)
1980 - Reconnaissance du Taekwondo comme discipline olympique par le CIO.
1988 - Jeux Olympique de Séoul , le Taekwondo est choisi comme discipline de
démonstration.
1992 - Seconde participation en tant que sport de démonstration au J.O de Barcelone.
1994 - Le congrès du CIO à Paris pour le centenaire des J.O reconnaît le TKD comme
discipline officielle.
2000 - Participation du Taekwondo au J.O de Sydney en tant que discipline à part
entière.
Le Taekwondo sport Olympique .

A l'heure actuelle ,le Taekwondo est le sport - martial le plus pratiqué au niveau
mondial. Le Taekwondo est présent sur les cinq continents touchant environ 30 millions
de pratiquants (dont 2 millions de ceinture noires) même si ceux-ci restent pour la
plupart concentrés en Asie. Les valeurs de l'Art Martial coréen "font bon ménage"avec
la devise énoncé par Pierre de Coubertin lors de la restauration des Jeux Olympiques
Modernes .Le Taekwondo fait déjà le bonheur de millions de pratiquants de par le
monde , il ne reste plus qu'à souhaiter que le Taekwondo gagne sa dernière bataille "
conquérir un large public aux JO de Sydney " et mériter le slogan la FFTDA "Sport
Olympique du 3eme millénaire".

Le Taekwondo en France.

Le Taekwondo est apparu tardivement en France en comparaison au Judo (apparu
avant la seconde guerre mondial) et au Karaté (lancé dans les années 50). Il a été introduit àpartir de 1969 par Maître Lee Kwan Young 9eme Dan TKD , fut chargé par la fédération coréenne de développer le "Karaté coréen "en France .Il fut sélectionné à la suite d'un concours national et de faire face à la rude tache de pionner de cette discipline sans connaître un mot de français . Trente ans , plus tard , notre pays compte environ 40 000 licenciés répartis dans plus de 500 clubs . Le développement du Taekwondo a été plutôt long et mouvementé , dû à la tutelle imposée pendant longtemps par la Fédération française de Karaté ( la FFKAMA fut crée en 1976 Le taekwondo étant une des disciplines affinitaires de la FFKAMA. A maintes reprises , le Taekwondo français a essayé d'échapper à cette tutelle (création de la FFTKD en 1978 ) mais sans grand succès . En 1993 ,Mikaël Melloul a été le 1er français à décrocher le titre suprême de champion du Monde des mi-lourds au Madison Square Garden ( New York) La reconnaissance du Taekwondo comme discipline officielle aux JO lors du congrès di CIO en 1994 , entraîne la création d'une fédérationde Taekwondo
indépendante l'année suivante .
Cette décision a permise au Taekwondo de prendre son essor. En 1997, la FFTDA intègre des disciplines affinitaires 5Hapkido , Tang Soo Do ...)et son président , le docteur Paul Viscogliosi devient membre du comité exécutif de la WTF . La FFTDA depuis sa création connaît une progression régulière et constante du nombre de ses licenciés.



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# Posté le lundi 18 août 2008 15:54

l'histoire de la capoeira

l'histoire de la capoeira

L'HISTOIRE DE LA CAPOEIRA
La Capoeira trouve ses origines dans la communaute des esclaves africains en rebellion. Certains d'entre eux fuient les plantations et se regroupent dans les montagnes où ils unissent rites et croyances pour lutter contre leurs maîtres.

Les autres esclaves se cachaient au bord des chemins où la repousse des herbes leur permettait de se dissimuler et s'entraîner à leur art. Cette repousse d'herbes sauvages s'appelle en portugais "capoeira". C'est une origine probable de ce nom.

Les "blancs" avaient également développés des techniques de combat ou les bras et les poings sont le plus utilises, dans la "Capoeira", ce sont les jambes qui sont privilégiées. La "Capoeira" devient une arme contre l'occupant hollandais qui, a la fin du XVIIème siècle, organise des expéditions a la recherche des fugitifs.
Lorsqu'un fuyard est ramené à la plantation, il transmet aux autres cette redoutable technique de combat, dissimulée sous l'aspect d'une danse tribale.

Vers 1789, le mot capoeira gem apparaît dans les registres de la police de Rio de Janeiro. Ces "exercices de lutte et de dextérité corporelle" pratiqués par des Nègres esclaves ou libres inquiètent l'autorité. Bien qu'aucune loi n'interdise la pratique, les capoeiras sont persécutés. Les suspects sont poursuivis et cruellement fouettés.

En 1865-70, le Brésil et l'Argentine attaquent le Paraguay. Cette guerre plonge l'armée brésilienne dans une situation sanglante. De nombreux capoeiras sont désignés volontaires pour aller lutter et mourir pour la Patrie. Les anciens combattants créent de nouvelles turbulences. En 1875, dans un Brésil à 60% nègre, les journaux de Rio s'inquètent des capoeiras, la police la poursuit, mais des politiciens les utilisent pour "convaincre" les électeurs (1% de la population est assez riche pour voter).

La guerre du Paraguay (1864-1870) plongea l'armée brésilienne dans une situation sanglante. Le gouvernement pris d'assaut, décida d'utiliser leurs prisonniers coupables de pratique de capoeira comme moyen de défense, en effet ceux-ci eurent la promesse d'être libérés s'ils en revenaient. Ces capoeiristes armés de couteaux, s'engagèrent dans de violents combats, usant de leur technique avancée ce qui contribua à la victoire du Brésil. La population fut reconnaissante de leur héroïsme et c'est d'ici qu'est née un chant de capoeira très connu "Paranaê, Paraná".

En 1890, après l'abolition de l'esclavage par la princesse Isabel (13mai 1988), des milliers de gens se sont retrouvés libres, livrés à eux-même, sans logement, sans nourriture, sans travail et donc sans argent, dans la misère et la pauvreté. Pour survivre, des milices criminelles appelées "maltas", composées de capoeiristes, vont se former et répandre la violence. Ils pillaient et agressaient les plus riches en utilisant la capoeira. les adeptes de cet art ne possédaient plus aucune idéologie ni code d'honneur. . Les débordements trop réguliers de ces pratiquants propagèrent une mauvaise image de cette lutte. Les Capoeiristes de cette époque n'avaient plus aucun respect envers ses victimes et utilisaient cet arme de façon trop primaire. Le gouvernement décida de prendre des mesures et d'emprisonner tous les capoeiristes et d'interdire toute pratique de ce sport. Pourchassés par la police, ils risquaient plus de 300 coups de fouets, la section des tendons, la prison, la mort ou l'exil. C'est à cette période que surgirent des figures légendaires, les "jogadores" terribles, lutteurs très dangereux comme Besouro Manganga, Nascimento Grande, Manduca da Praja, chantés encore aujourd'hui dans les rondes de capoeira. C'est à cette époque aussi que les capoeiristes vont se donner des surnoms afin de ne pas être pris par la police.
La capoeira va survivre, cachée, jusqu'en 1937.

Au début du 20ème siècle, à Bahia c'est sur les places publiques, lors des manifestations religieuses importantes (festa de Santa Barbara, festa da Conceiçao, festa de Boa Viagem, festa do Bomfim...) que les joueurs de capoeira se retrouvent malgré la répression des autorités (Pedro de Azevedo Gordilho dit "Pedrito", devint célèbre pour la persécution qu'ils mène auprès du candomblé et la Capoeira). A Rio de Janeiro, c'est dans la maison (surnommée la pequena Africa) de Hilária Batista de Almeida, Tia Ciata, bahiannaise, native de Cachoeira que sont organisés des rodas de samba, batuque et capoeira, manifestions que l'on qualifient maintenant de resistance musicale face à la marginalisation du noir de l'époque.

Progressivement la capoeira se transforme, s'institutionnalise, en prennant place sur les rings et dans des manuels.

Avec l'aide de son élève Cisnando, grand connaisseur de jiu-jitsu, boxe et lutte gréco-romaine, Manuel dos Reis Machado "Mestre Bimba", crée une capoeira caractérisée par des séquences de mouvements et un code éthique stricte. C'est en 1936 à Salvador au Parque Odeon qu'il affronte et bat le fameux Henrique Bahia devant le président Getulio Vargas impressionné par cette prestation. Un esprit plus ouvert à l'égard des traditions populaires régnant parmi les dirigeants du pays, la capoeira fut alors tolérée, a condition d'être pratiquée dans des lieux fermes. Il faudra attendre 1937, pour que Bimba obtienne l'autorisation légale d'ouvrir la première "Académie de lutte régionale de Bahia.

Il fut le premier à codifier la technique et les mouvements de capoeira, et à institutionnaliser son apprentissage dans une academia (académie). Mestre Bimba créa là un style particulier, intégrant dans un but d'efficacité combattante, quelques coups issus du Batuque et d'autres divertissements populaires brésiliens, ainsi que des mouvements issus d'arts martiaux étrangers : jiu-jitsu, judo, savate et abandonnant une partie de l'héritage traditionel qui selon lui convenait à des esclaves mais non à des hommes libres. Le style issu de l'enseignement de Mestre Bimba est connu sous le nom de Capoeira Régional ou lutte régionale de Bahia.

Peu de temps après, Vicente Ferreira Pastinha, ouvrit son académie, utilisant ouvertement le mot capoeira, revendiquant une Capoeira "pour l'homme, l'enfant et la femme", cherchant à maintenir les valeurs de dissimulation, de ruse et de tradition, et non pas une capoeira accessible uniquement aux athlètes les plus entraînés. Mestre Pastinha développa avec ses disciplines le style de Capoeira Angola, qui attache, outre les valeurs déjà citées, une grande importance au "jeu de sol".

Les différences entre ces deux visions, amplifiées par la rivalité entre les écoles, ne doit pas nous cacher la cohérence profonde de la Capoeira, spécialement au niveau le plus avancé de la connaissance. La ginga (son mouvement de base), l'essentiel de ses rituels et de sa courtoisie, les instruments de musique, les chants, le danger potentiel dans la ronde, un grand nombre de ses techniques sont communes à toutes les tendances.

En 1993, le mouvement de reconnaissance de la Capoeira, comme partie intégrante de la culture brésilienne se poursuit, les maîtres et enseignants s'organisent et se structurent, l'enseignement se développe dans les écoles. Les premières fédérations de Capoeira, celles des Etats de Sao Paulo, de Paranà, et Rio de Janeiro furent intégrées à la Confédération Brésilienne de Pugilisme.

Le développement des Fédérations a permis la création en 1993 d'une organisation propre à la Capoeira, la Confédération Brésilienne de Capoeira. Cette Confédération peut se préoccuper librement de la musique et des règles traditionnelles, qui étaient négligées dans le cadre d'une Confédération de sports de combat. La capoeira est bien plus qu'une simple pratique sportive.

# Posté le jeudi 14 août 2008 14:52

karaté shotokan

karaté shotokan
Histoire du karaté



Les "arts du combat" d'Asie sont intrinsèquement liés aux religions, aux systèmes philosophiques (Bouddhisme et Taoïsme) et aux techniques médicales (acuponcture).

Ils reposent sur une parfaite connaissance du corps humain, tant du point de vue anatomique et physiologique que psychique.

L'histoire du karaté ne déroge pas à cette règle. Les différentes techniques qui composent cet art martial se sont perfectionnées durant des milliers d'années. Ainsi, lorsqu'un maître en karaté-do fait face à un adversaire, il oppose à l'agresseur des centaines d'années de recherche et d'expérience.

Le secret et les légendes qui entourent le développement des arts martiaux rendent difficile la reconstitution de l'histoire du karaté.

Le point commun de presque tous les arts martiaux, est qu'ils puisent leur origine dans le temple de Shaolin.



Légende ou réalité, vers le début du VIème siècle, un moine bouddhiste venu de l'Inde, du nom de Bodhidharma, arriva au monastère de Shaolin. Il initie ses disciples à des techniques respiratoires, et leur apprend des exercices destinés à s'endurcir ainsi qu'à se défendre lors de leurs fréquents voyages. L'enseignement de Bodhidharma, qui affirme que la vérité ultime ne saurait être atteinte sans le développement harmonieux du corps et de l'esprit, influença l'évolution ultérieure des arts martiaux.

La légende raconte que plus tard, le temple Shaolin aurait été détruit dans un incendie, et que les moines survivants se seraient dispersés à travers la Chine, propageant leur art de combat sous le nom de Shaolin Su Kempo.



Au début du XVème siècle, Okinawa passe sous domination chinoise. L'interdiction du port des armes poussa les habitants à développer au maximum l'art du combat à main nue. Les Japonais qui envahissent l'île au début du XVIIème siècle maintiennent et renforcent l'interdiction.

L'enseignement de maître à disciple se fait oralement, et par l'intermédiaire des katas. C'est au cours de ce siècle que se produisit la véritable synthèse du " Te " local et des arts martiaux chinois originaires du temple de Shaolin qui devait aboutir progressivement au " To-de ", ancêtre du Karaté actuel.



Au début du XIXème siècle l'histoire du karaté d'Okinawa se résume à celle de trois styles : Tomari-te, Shuri-te, Naha-te, du nom des trois villages.

L'étape la plus importante pour le développement de cet art fut franchie au début du XXème siècle par le maître Asato Itosu qui réussit à introduire le Karaté comme complément à l'éducation physique dans les écoles de l'île.



C'est Gichin Funakoshi, originaire de Shuri, qui importa le karaté d'Okinawa au Japon. En 1922, il présente pour la première fois le karaté aux japonais et plus tard sur l'invitation de Jigoro Kano, le fondateur du judo, il montrera son art au Kodokan. Il décide de rester dans cette ville, et en 1938 fonde son propre dojo qu'il appellera le Shotokan.

Son enseignement est assez proche de celui que l'on dispensait à okinawa. Les transformations les plus flagrantes que l'on retrouve dans le Shotokan actuel sont dues à son fils Yoshitaka qui introduisit des exercices de combat et adaptera la pratique du karaté à la tradition japonaise.



Le Karaté est aujourd'hui probablement l'art martial le plus populaire au monde.
Contrairement au Judo et à l'Aïkido, le Karaté ne fut jamais l'oeuvre d'un seul homme, mais celle de plusieurs générations de maîtres et de disciples, à travers une multitude d'écoles et de styles originaux qui conservent aujourd'hui encore, toutes leurs caractéristiques spécifiques.

Le Karaté est un art martial qui utilise de manière rationnelle toutes les possibilités que lui offre le corps humain en matière d'autodéfense. Les techniques les plus fréquentes sont celles de blocages et de percussions, largement majoritaires dans les styles modernes. Les styles traditionnels, quant à eux, développent parallèlement une panoplie très éclectique de techniques d'esquives, de saisies, de luxations, de projections et de strangulations, tout à fait caractéristiques d'une recherche d'efficacité intégrale.

Les techniques traditionnelles du Karaté sont destinées à assurer une efficacité totale dans toutes les formes de combat possibles, que ce soit à longue distance (distance de jambe), à distance moyenne (distance de poing) ou à distance courte (corps-à-corps).

Aujourd'hui, le nombre total de styles de Karaté doit largement dépasser le millier. Mais une soixantaine seulement sont connus et pratiqués. Ils ne doivent cependant pas être considérés comme les plus "sérieux" ou les plus efficaces.
Pratiqué dans les universités, l'art martial d'Okinawa a beaucoup évolué, avec, notamment l'apparition de la compétition. Mais dans l'archipel des Ryu-Kyu on pratique encore la forme ancienne de cet art, celle des maîtres Itosu, Funakoshi, Mabuni, Miyagi, les pères du Karaté
moderne.







Voici un article fort pertinent sur la signification de la ceinture noire par une femme, qui a appris le Japonais et qui est ceinture noire. (France):

-Lors de mes premiers cours de karaté, je me souviens avoir regardé avec beaucoup d'envie les ceintures noires qui s'entraînaient. Et comme de nombreux pratiquants, c'est avec acharnement que je me suis entraînée pour obtenir cette fameuse ceinture noire. En effet, la ceinture noire reste pour beaucoup un mythe. Pour preuve, il suffit de dire en société que l'on est ceinture noire pour provoquer l'admiration de tous mais s'ils savaient . Et non, on ne connaît pas de techniques secrètes nous rendant invincibles lorsque l'on devient ceinture noire ! ! Et puis, si on connaissait tout en obtenant la ceinture noire, la pratique du karaté deviendrait rapidement ennuyeuse, n'est ce pas ! Même si le passage de la ceinture noire est une étape importante dans la vie d'un karateka, cela ne demeure justement qu'une étape, qu'un passage et ce n'est certainement pas un but en soi. Du reste, il existe ensuite des degrés ou dan pour hiérarchiser les ceintures noires entre elles : Shodan (premier degré), Nidan (deuxième degré) etc. On peut s'étonner, pour ceux qui savent compter en japonais, que le premier degré de japonais ne soit pas appelé ichidan. Si on se penche un peu plus attentivement sur l'étymologie japonaise du mot Shodan, on peut voir qu'il est composé de deux idéogrammes. L'idéogramme Dan est l'idéogramme utilisé pour représenter le degré, la marche d'escalier. L'idéogramme Sho est particulièrement intéressant. Il se décompose en deux parties, l'une représentant le tissu et l'autre le sabre. En effet pour faire un kimono, il faut commencer par couper l'étoffe. Sho signifie donc simplement commencer, débuter. Devenir ceinture noire ou shodan, c'est donc seulement avoir gravi la première marche de l'escalier karaté. Tout comme le musicien apprend ses gammes avant de pouvoir jouer une ouvre complète, le karatéka apprends les techniques de base pendant la période de la ceinture blanche à la ceinture marron pour ensuite commencer le vrai travail de recherche sur le karaté-do à partir de la ceinture noire." Aurélie Nicole



Chiffres

JAPONAIS FRANÇAIS
Ichi (itch): Un
Ni (ni): Deux
San (san'): Trois
Shi (chi) ou Yon (I-onn): Quatre
Go (guo): Cing
Roku (rokou): Six
Shichi (chitchi): Sept
Achi (hatchi): Huit
Kû (kou): Neuf
Jû (jou): Dix
Jû-ichi: Onze
Jû-ni: Douze
Jû-san : Treize
Jû-shi: (Jû-yon) Quatorze
Jû-go : Quinze
Jû-roku: Seize
Jû-shichi: Diz-sept
Jû-hachi: Dix-huit
Jû-ku: Dix-neuf
Ni-jû : Vingt






# Posté le mercredi 13 août 2008 13:51

le judo

le judo


Le judo : la voie de la souplesse



PRÉSENTATION

Le judo est un art martial non violent issu du jiu-jitsu correspondant à une forme très sophistiquée de lutte à mains nues. Les combats se déroulent sur un tapis de 9 m2. Le tapis est entouré d'une zone de sécurité d'une largeur de 1 m. Les tatamis (tapis) mesurant 2 m par 1 m sont placés côte à côte et sont maintenus en place par un cadre en bois. Les compétitions sont placées sous l'autorité d'un arbitre qui se tient dans la zone de combat et de deux juges assis à des angles opposés du tapis. Les combattants doivent rester dans les limites de la zone de combat. Les pratiquants du judo, les judoka, cherchent à acquérir la souplesse du corps et des membres ainsi que la rapidité du déplacement (tai-sabaki). Ayant l'esprit discipliné, apaisé et serein, possédant la maîtrise de leur corps et de leurs réactions, ils pourront alors venir facilement à bout d'un adversaire les attaquant.





HISTORIQUE ET COMPÉTITION

L'homme qui a inventé le judo est le Dr Jigoro Kano qui mélangea le style et les techniques de jiu-jitsu pour créer une nouvelle discipline. A l'âge de vingt ans il fonda la première salle de judo (Kodokan) en 1882, à Shitaya. Il devint un très bon instructeur ; en adoptant une approche philosophique du judo selon laquelle l'entraînement devait être à la fois mental et physique dans le but d'équilibrer et d'harmoniser l'esprit, le cerveau et le corps (concept fondamental de la majorité des arts martiaux). Vers la fin des années 1880, le judo devenant très populaire au Japon, le ministre de l'Éducation l'adopta comme sport scolaire et il fut introduit aux programmes d'entraînement des forces de police. La police de Paris commença à pratiquer le judo en 1905. Kano se rendit en Grande-Bretagne en 1885 et consacra, ensuite, une grande partie de sa vie à la promotion du judo. Ses élèves firent de même. Le premier club européen de judo, le Budokwai, ouvrit ses portes à Londres en 1918 ; il était dirigé par Gunji Koizumi (1885-1965), qui contribua plus que tout autre à faire connaître le judo en Grande-Bretagne et dans le reste de l'Europe ; il y enseignait encore la veille de sa mort, à l'âge de quatre-vingts ans. Le premier tournoi international se déroula entre le Budokwai et l'équipe d'Allemagne en 1926. Il eut un impact considérable et à la période de l'entre-deux-guerres, le judo était solidement implanté en Europe. C'est en 1949 que fut créé l'European Judo Union. L'International Judo Federation se constitua en 1951 et, la même année, les premiers championnats d'Europe furent inaugurés à Londres.


Au Japon, les premiers championnats se déroulèrent en 1930 et au moment la Seconde Guerre mondiale, le judo était devenu le sport national japonais. La Japanese Judo Federation vit le jour en 1949. Les premiers championnats du monde eurent lieu à Tokyo en 1956 et, depuis 1965, ils se déroulent tous les deux ans. Les Championnats du monde féminins furent créés en 1980 et cette compétition reflète l'intérêt grandissant des femmes pour le judo. Lors des jeux Olympiques de Tokyo en 1964, le judo fut inscrit au programme, initialement avec trois catégories de poids. Depuis 1972, il fait systématiquement partie des Jeux. Les épreuves féminines de démonstration ont été introduites à Séoul en 1988 et devinrent discipline olympique en 1992. Les Jeux comportent une classe toutes catégories pour hommes ; les catégories de poids sont : plus de 95 kg, moins de 95 kg, moins de 86 kg, moins de 78 kg, moins de 71 kg, moins de 65 kg et moins de 60 kg. Chez les femmes, les catégories de poids sont : plus de 72 kg, moins de 72 kg, moins de 66 kg, moins de 61 kg, moins de 56 kg, moins de 52 kg et moins de 48 kg. Chez les hommes, aux jeux Olympiques et au Championnat du monde, les judokas japonais conservent une très large supériorité mais de nombreux champions sont originaires de divers pays européens ou d'ex-URSS. Chez les femmes, aux jeux Olympiques et au Championnat du monde, les judokas japonaises ont obtenu des résultats très modestes. Les sportives britanniques ont, en revanche, réalisé d'excellentes performances en poids légers.

Les grades du judo sont divisés en kyu (élèves) et dan (maîtres). Le grade le plus élevé est le 12e dan, attribué uniquement à Jigoro Kano. Le plus haut grade suivant est la ceinture rouge attribuée pour leur 10e dan à treize judokas masculins. Les couleurs correspondant aux différents dans sont : du premier au cinquième dan, noire ; du sixième au huitième, rouge et blanche ; du neuvième au onzième, rouge, et douzième dan, blanche. Les couleurs des grades en kyu sont les suivantes : blanche, 6e kyu (débutant) ; jaune, 5e kyu ; orange, 4e kyu ; verte, 3e kyu ; bleue, 2e kyu ; marron, 1er kyu.

La Fédération française de judo, créée en 1947, regroupe aujourd'hui environ 460 000 licenciés. La France est, après le Japon, l'un des pays du monde où le judo s'est le plus développé, et les Français obtiennent de bons résultats dans les compétitions internationales. Alexandre fut champion olympique en 1988 dans la catégorie des poids légers, et que les Françaises Nowak en super-légères et Fleury en mi-moyennes furent championnes olympiques en 1992. Douillet fut trois fois champion du monde en 1994, 1995 et 1996, et champion olympique en 1996. L'équipe de France messieurs remporta la Coupe du monde par équipes, qui a lieu tous les quatre ans, en 1993.









LES RÈGLES DU JUDO


Tous les judokas (compétiteurs) portent un judogi (kimono de judo), tenue ample blanche ou crème. La veste est maintenue par une ceinture enroulée deux fois autour de la taille. La couleur de la ceinture indique le grade du compétiteur. Au départ, les combattants sont face à face à 4 m l'un de l'autre et se saluent. Ce salut traditionnel fait partie du protocole et est exécuté avant et après chaque échange. Le combat commence lorsque l'arbitre dit hajime (commencez). Il dure au minimum 3 min et au maximum 20 min sans plusieurs reprises ; c'est un score décisif qui met fin au combat. Si la victoire n'est pas manifeste, les juges indiquent le vainqueur et c'est l'arbitre qui prend la décision.

Les combats sont jugés en fonction des techniques de projection (nage-waza) et des prises (katame-waza). Les fautes sont également des éléments déterminants dans le score. Le but de chaque compétiteur est de marquer un ippon, qui vaut dix points. Un ippon est accordé pour une projection très puissante, lorsque l'adversaire a été soulevé jusqu'à hauteur d'épaule, pour un étranglement ou une clé efficace, pour une prise maintenue pendant 30 s. Un combattant qui ne parvient pas à marquer un ippon peut recevoir un wazari, qui vaut sept points. Deux wazaris valent un ippon. Si un combattant ne marque qu'un wazari mais est victime d'une faute grave, il peut gagner le combat. Un combattant peut également l'emporter avec un yuko (cinq points), proche d'un wazari, ou un koka (trois points).

Les principales fautes sont les suivantes :

- se laisser tomber en arrière délibérément lorsque l'adversaire effectue une prise dans le dos

- faire preuve d'une attitude exagérément défensive

- tirer l'adversaire vers le bas dans le but d'entamer un combat au sol

- saisir le pied ou la jambe de l'adversaire au début du combat (à moins de faire preuve d'un talent inhabituel)

- poser la main, le pied, le bras ou la jambe sur le visage de l'adversaire ou tenir son judogi entre les dents

-exécuter des clés sur les articulations à l'exception des coudes.


Les fautes sont sanctionnées de la manière suivante : shido, les juges prennent note de la faute mais aucune sanction n'est prise; chui, réprimande et retrait de trois points; keikoku, avertissement et retrait de sept points; hansoku-make, disqualification et perte de dix points. Deux chui donnent lieu à un keikoku. Un judoka qui reçoit trois réprimandes est disqualifié.

Comme dans les autres arts martiaux, l'arbitre tient compte de la façon dont sont exécutées les techniques. S'il n'y a pas de différence de score, la victoire peut être attribuée au combattant dont le style, la technique et l'esprit de combat ont été supérieurs.

Les combattants luttent corps à corps et saisissent les manches ou le revers du judogi de l'adversaire. Le judoka met à profit la moindre erreur commise par l'adversaire susceptible de le déséquilibrer. Le tskuri-komi, consistant à déséquilibrer l'adversaire pour le projeter à terre, est une technique de base du judo. Ce mouvement se produit au cours d'une attaque, lorsqu'un des combattants utilise l'élan de l'adversaire pour le déséquilibrer et le jeter à terre.


Les techniques de contre-attaque sont essentielles; elles ont pour but de profiter de l'attaque de l'adversaire. Les projections et les prises portent le nom de renraku-waza (combinaisons techniques).

Le combat au sol (newaza) est la spécialité de certains judokas. Il comporte entre autres des étranglements et des clés de bras. Les combattants peuvent appliquer les techniques de combat au sol si l'attaquant vient au sol après avoir projeté son adversaire, lorsqu'un des combattants chute ou à la suite d'un étranglement ou d'une clé exécutés debout.

La terminologie du judo est entièrement japonaise et le restera probablement. Les termes standard utilisés par les arbitres sont : matte (arrêtez), sono-mama (ne bougez plus, les combattants sont sortis du tapis et doivent revenir dans la zone de combat), yoshi (continuez), jikan (pause); hantei (décision, l'arbitre demande l'avis des juges); sore-made (terminé, ordre de l'arbitre pour mettre fin à la compétition); osae-komi (immobilisation, un judoka immobilise son adversaire au sol).

# Posté le mercredi 13 août 2008 13:45